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C’était le vendredi 13 septembre 1957   Les héros de Bouhandès Le vendredi 13 septembre 1957, Bouhandès, à quelques kilomètres au sud-ouest de Chréa, dans le massif blidéen, a été le théâtre d’un dur accrochage entre l’armée de libération nationale (ALN) et l’armée française. Deux jours après, l’Echo d’Alger rendait compte de cet accrochage dans un article sous forme de bulletin de victoire. « Repérés par l’aviation, accrochés par les paras, les tirailleurs et les fantassins, 56 rebelles hors de combat dans l’Atlas blidéen », titrait le journal dans son édition du dimanche-lundi 15/16 septembre 1957. Le douar Bouhandès, accroché au flanc sud du djebel Béni Salah qui fait comme une sorte de mur d’une hauteur de 900 mètres, face au santon Lalla M’Sennou (1066 mètres), élevé sur un monticule des   Béni Messaoud, était jusque-là peu connu. «Nous ne connaissions pas les lieux. Nous traversions la zone pour la première fois», témoignera, bien plus tard, un survivant, membre ...
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HOMMAGE A HENRI ALLEG Henri Alleg : un homme exceptionnel au service de l’Algérie Article publié par LSA  le 17.07. 2019 Par Mohamed Rebah(*) A la mémoire de Fouad Boughanem, lié à Henri Alleg par un engagement politique pour le même idéal. Le 17 juillet 2013, Henri Alleg décédait. Il avait quatre-vingt-douze ans. Pour les Algériens qui l’ont connu, le nom de Henri Alleg est intimement lié à un journal, et sans doute «leur» journal, Alger républicain. Dans l’opinion publique française et internationale, Henri Alleg, c’est l’auteur du livre La Question par lequel il fit connaître la pratique de la torture exercée par l’armée française sur les détenus algériens durant la lutte de libération.   Ceux qui l’ont approché et discuté avec lui retiennent certainement ses qualités humaines que l’on perçoit au premier abord, à travers sa simplicité, en contraste paradoxal avec une notoriété qui dépasse largement les frontières de l’Algérie. On ressent chez lui l’esprit fraternel ;...
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  Maurice Audin   brillant mathématicien mort pour l’Algérie : son pays     Maurice Audin fut assassiné par les parachutistes du général Massu, le 21 juin 1957.   Comme des milliers de disparus de la Bataille d’Alger, son corps n’a pas été retrouvé. Son assassinat par l’armée française a été reconnu par le président Emmanuel Macron lors de sa visite à Josette Audin, le 13 septembre 2018.   C’est un immense honneur pour moi d’évoquer, aujourd’hui, devant vous, le souvenir de ce frère et ami, de ce camarade dont j’eus le privilège d’être l’élève.   J’ai connu Maurice Audin par l’intermédiaire de mon frère aîné, Nour Eddine, étudiant comme lui à l’Université d’Alger. Ils étaient engagés dans le même combat pour l’indépendance. Ils avaient les mêmes convictions politiques. Nour Eddine est tombé au champ d’honneur le 13 septembre 1957, à Bouhandès, au sud-ouest de Blida, au flanc sud du djebel Beni Salah.   Lorsque je me rendais chez lui, ...
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Pierre Ghenassia EL HADJ « Hadj, nous l’appelions ainsi, mais son vrai nom était Ghenassia », écrit le commandant Azzedine dans son livre « on nous appelait les fellagas ». Pierre Ghenassia est tombé au champ d’honneur, en 1957 dans l’Atlas de Blida, sous le bombardement par l’armée française d’une infirmerie de l’ALN, refusant d’abandonner ses blessés, versant ainsi avec eux le sang de la dignité. Il avait à peine dix-huit ans. Elève de première moderne, il quitta les bancs du lycée bugeaud, avec ses camarades musulmans, à la suite de la grève des études et examens du 19 mai 1956. Son sacrifice fut donné  en exemple par l’ALN, dans un appel adressé aux israélites de la région du Sersou, en 1958, et par le GPRA, dans une brochure intitulée Nous Algériens , éditée à Tunis au mois de mars 1960. Descendant d’une famille juive originaire de Tétouan, «sommée d’être française en 1870 » il est né le 24 juillet 1939 à Ténès. Son père, Roger, était ...