Maurice Audin brillant mathématicien mort pour l’Algérie : son pays Maurice Audin fut assassiné par les parachutistes du général Massu, le 21 juin 1957. Comme des milliers de disparus de la Bataille d’Alger, son corps n’a pas été retrouvé. Son assassinat par l’armée française a été reconnu par le président Emmanuel Macron lors de sa visite à Josette Audin, le 13 septembre 2018. C’est un immense honneur pour moi d’évoquer, aujourd’hui, devant vous, le souvenir de ce frère et ami, de ce camarade dont j’eus le privilège d’être l’élève. J’ai connu Maurice Audin par l’intermédiaire de mon frère aîné, Nour Eddine, étudiant comme lui à l’Université d’Alger. Ils étaient engagés dans le même combat pour l’indépendance. Ils avaient les mêmes convictions politiques. Nour Eddine est tombé au champ d’honneur le 13 septembre 1957, à Bouhandès, au sud-ouest de Blida, au flanc sud du djebel Beni Salah. Lorsque je me rendais chez lui, ...
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Pierre Ghenassia EL HADJ « Hadj, nous l’appelions ainsi, mais son vrai nom était Ghenassia », écrit le commandant Azzedine dans son livre « on nous appelait les fellagas ». Pierre Ghenassia est tombé au champ d’honneur, en 1957 dans l’Atlas de Blida, sous le bombardement par l’armée française d’une infirmerie de l’ALN, refusant d’abandonner ses blessés, versant ainsi avec eux le sang de la dignité. Il avait à peine dix-huit ans. Elève de première moderne, il quitta les bancs du lycée bugeaud, avec ses camarades musulmans, à la suite de la grève des études et examens du 19 mai 1956. Son sacrifice fut donné en exemple par l’ALN, dans un appel adressé aux israélites de la région du Sersou, en 1958, et par le GPRA, dans une brochure intitulée Nous Algériens , éditée à Tunis au mois de mars 1960. Descendant d’une famille juive originaire de Tétouan, «sommée d’être française en 1870 » il est né le 24 juillet 1939 à Ténès. Son père, Roger, était ...
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Mémoire de La Poudrière-Saint Eugène (Bologhine) -Alger Une pensée pour Ahmed Ouachem, assassiné par l’OA S Le 1er mars 1962, le Journal d’Alger annonçait, dans la rubrique «attentats», l’assassinat par l’OAS, dans le quartier de La Poudrière, à Saint Eugène, d’Ahmed Ouachem. Dans le quartier, on l’appelait Ahmed, on ne connaissait pas son nom; les pieds-noirs, par racisme, l’appelaient Negro. Originaire de Biskra, il était arrivé, on ne sait pourquoi, ni comment, à La Poudrière, à peine adolescent et seul. Il a été pratiquement adopté par la famille Bounazou dont il devint vite un des siens. Un jour tragique, vers la fin des années 1940, en voulant descendre du tramway en marche, il glissa, sa jambe passa sous le tramway, qui l’écrasa. Unijambiste, il s’aidait de béquilles pour se déplacer mais s’adapta très vite à son handicap, ne ratant rien des occupations des jeunes de son âge, en particulier la baignade à la plage et tous les autres jeux, surt...